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LA OUICHE VERSION 2

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Vers l'Apocalypse ou un nouvel Age d'Or | 20 juin 2006


2 milliards de degrés : l’humanité découvre le feu absolu et tout le monde s’en fout !

Le paradis sur Terre est à notre portée depuis plusieurs mois déjà, et ce n’est toujours pas à la une du journal! Sans doute que, comme toujours, on préfère parler de ce qui ne va pas. Mais l’enfer non plus n’est pas dans le journal... À moi donc de vous conter cette histoire d’enfer et de paradis bien réels, sur fond de fusion nucléaire.

Pour y voir clair, prenons un de ses fils et tirons dessus pour voir ce qui vient.

Officiellement, les USA ont adopté fin 2005 un programme de rénovation de leur stock d’armes nucléaires, destiné à sécuriser, à fiabiliser donc à réduire le nombre de têtes, et à faire des économies (programme Reliable Replacement Warhead). Officieusement, ils tirent les leçons d’une découverte presque fortuite des laboratoires Sandia de Los Alamos, heureusement échappée au filtre du «secret défense». De quoi s’agit-il?

Depuis des années, les chercheurs des laboratoires militaires américains de Sandia ont pour mission de perfectionner les armes nucléaires US. Dans ce cadre, ils cherchent notamment à tester la résistance des ogives face à des systèmes antimissile, à coup d’irradiation massive de rayons X. Ils ont pour cela construit la «Z machine» et, très progressivement, augmenté les performances de ce générateur de rayon X, jusqu’à obtenir quelques petits millions de degrés. La technique n’est pas un secret et, comme la publication des résultats est totalement banalisée depuis des années, un des chercheurs de Sandia annonce que la «Z machine» a produit 2 milliards de degrés lors d’une nouvelle expérience, mille fois plus qu’à la précédente! Laisser sortir une info pareille, d’un point de vue militaire, c’est une grosse bavure; on verra plus tard en quoi. Mais ce n’est pas tout: dans l’expérience, la «Z machine» a sorti plus d’énergie qu’on n’en avait entré. En principe, il n’y a qu’une réaction de fusion pour un pareil tour de force. A priori, c’est incompréhensible.

Pourtant, les gens de Sandia n’ont rien du savant Cosinus: ils ont fait et refait leur expérience avant d’ouvrir le bec sur ce résultat aussi inattendu que stupéfiant. L’article de la Physical Review Letters date de février 2006 mais l’expérience a déjà un an. Les militaires ne vont bien sûr pas tarder à réagir, mais c’est trop tard, le lapin est sorti du chapeau. Depuis, les spécialistes US de la bombe sont tellement excités qu’ils n’en dorment plus. Pourquoi?

2 milliards de degrés, c’est bien plus qu’au centre du soleil. Jusqu’à présent, le record de température était de quatre fois inférieur, et encore, au coeur des plus puissantes bombes à hydrogène! Pour qui sait lire, c’est, au choix, la porte ouverte à l’apocalypse ou à l’âge d’or; d’un côté des bombes comme des petits pains, de l’autre l’énergie abondante et bon marché.

Voyons d’abord l’apocalypse.

Les militaires US savent lire, même s’ils choisissent de ne lire qu’une ligne sur deux. Pour eux, la «Z machine» vient d’expliquer comment faire une bombe à fusion thermonucléaire enfin propre, en se débarrassant du très salissant détonateur habituel, constitué d’une classique bombe A, à fission, comme à Hiroshima. A la clé, des bombes H sans radioactivité, donc pratiques, c’est-à-dire utilisables. D’autant plus que celles-là auront une puissance ajustable et, surtout, sans limitation inférieure. Jusqu’alors, faire sauter le monde était un jeu d’enfant, mais on ne pouvait pas jouer... Maintenant, on va pouvoir en faire pour tous les jours. Super, non?

Effet secondaire indésirable cependant, cette simplification met la bombe à la portée de n’importe qui. N’ayant plus besoin de passer par la difficile étape de l’enrichissement de l’uranium pour fabriquer le détonateur, tout le monde va pouvoir s’y mettre. Vu du côté de Los Alamos ou de Livermore, les deux grands labos spécialisés, la bombe iranienne est une tentative ridicule, obsolète avant d’être née. Leurs plans pour la nouvelle bombe US sont déjà, depuis le mois de mars, sur le bureau du Conseil chargé des armes nucléaires. La nouvelle étant publique, est-il besoin de préciser que la Russie et la Chine en sont sans doute au même point? De fait, la course aux armements est relancée et la reprise des essais tous azimuts n’est qu’une question de temps.

En France, la grande muette est muette. Il est vrai que la découverte de Sandia arrive comme un cheveu sur la soupe du lobby nucléaire. Chez nous, le complexe militaro-industriel n’est pas un vain mot. Pour les responsables, c’est très gênant. Ils voient d’un mauvais œil une nouvelle remettant radicalement en cause les deux projets phares qui devaient leur assurer une place au soleil pour les années à venir, Mégajoule, à Bordeaux, et ITER, à Cadarache.

Mégajoule est censé tester notre armement atomique sans explosion. C’est peut-être une bonne idée avec l’ancienne technologie, mais quel soldat voudra se fier à une arme de nouvelle technologie qui n’aurait pas été essayée en vrai? De toute façon, la course est lancée, il va falloir la faire. Exit donc Mégajoule. En revanche, on doit se frotter les mains au petit Centre militaire d’expérimentation de Gramat, dans le Lot: l’expérience de Sandia n’a pas de secret pour eux. Il doivent déjà être en train de la refaire.

ITER est quant à lui notre futur réacteur expérimental à fusion nucléaire. C’est un projet international, tellement c’est cher, et c’est chez nous que ça va se passer, en Provence, pour au moins quarante ans. Le traité vient juste d’être signé, le 26 mai 2006. On en est très fier, bien que les grincheux disent que la technologie mise en œuvre est une dangereuse impasse. Pour eux, ITER, serait la machine à vapeur du troisième millénaire! Même un prix Nobel de physique comme Pierre-Gilles de Gennes crache dessus, l’ingrat. Mais gaspillage ou pas, il y va de la grandeur du pays et de l’Europe. ITER doit être au cœur de la stratégie énergétique française. D’ailleurs, on ne le présente plus comme un projet scientifique mais comme un projet de société, avec tennis et piscine pour des milliers de chercheurs. On peut cependant se demander qui voudra désormais travailler sur ce dinosaure, alors que l’expérience de Sandia montre la voie d’une technologie de fusion plus simple, plus fiable, moins chère...

Là se niche en effet la promesse d’âge d’or de l’énergie sans pollution, pour rien et pour tous. Avec une dizaine d’années de recherches intelligentes, on devrait pouvoir mettre les centrales nucléaires au placard, même si cela dérange quelque peu l’ordre actuel. Qu’est-ce qu’on attend?

Cher lecteur, tu te dis que c’est trop beau pour être vrai, parce que tu as du mal à comprendre. Une pincée de science devrait t’aider.

Avec un engin comme ITER, on cherche à obtenir la première réaction de fusion envisageable, celle du deutérium et du tritium, accessible à partir de «seulement» 100 millions de degrés. On y est presque, après cinquante ans de recherche, mais ce n’est pas encore la panacée, à cause des neutrons produits dans la réaction, synonymes de déchets radioactifs.

Depuis l’expérience de Sandia, on sait qu’on a 2 milliards de degrés à portée de main. Ça change tout.

À partir de 500 millions de degrés, on débouche sur la fusion lithium - hydrogène (Li7 + H1), comme dans une bombe H. Avec un milliard de degrés, c’est la fusion du Bore B11 avec l’hydrogène H1. Des substances extrêmement courantes sur Terre. Et pas de neutrons. Juste de l’hélium pour gonfler des ballons.

Avec cette solution, on a "le bore et l’argent du bore", dit Jean-Pierre Petit, grand scientifique énervé dont je tiens l’essentiel de ces informations.

Dès lors, l’humanité a le choix. Clairement, il est sans doute trop tard pour arrêter les militaires. Il faudra faire avec l’apocalypse. Mais est-ce une raison pour négliger l’âge d’or?

En conclusion, n’hésitez pas à engueuler vos journaux favoris, branchez le député du coin et les copains. Et réfléchissez.

Pour aller plus loin:

Source : Agoravox

Publié par fmamb à 09:46:27 dans Actu | Commentaires (0) |

Triste nouvelle pour Boule et Bill | 15 juin 2006

Le dessinateur Jean Roba, père des célèbres personnages de bandes dessinées "Boule et Bill", est décédé mercredi à Bruxelles à l'âge de 75 ans, ont annoncé les éditions Dargaud...

Après 28 albums de "Boule et Bill", et quelque 25 millions d'exemplaires vendus, Jean Roba avait passé en 2003 le relais à son assistant, Laurent Verron, qui continue de faire vivre les deux petits personnages.

Publié par fmamb à 09:51:58 dans Actu | Commentaires (4) |

Exposition sur Montpellier | 13 juin 2006

Voilà, ma petite femme s'expose dans une galerie privée sur Montpellier à l'occasion d'un collectif.
Vous êtes tous invités là bas pour l'occasion! 

 

INVITATION

 

La GALERIE N

a le plaisir de vous convier,

pour fêter ensemble son deuxième anniversaire.

EXPOSITION L’IMAGE DU CORPS

ABRIC . ALMERGE . BRU . CIRGUE . CIURANA . CIAN . CRIS CANNES . DESEVEDAVY . FILLATRE . GUILLEMOT . HUGO . HEIM . LABOURGUIGNE . LEPVRIER . MARCO . MEYRIGNAC . NAZARIAN . NATHAN . ODELYS . PALACIO . J RENARD . ROQUEBENOIT . ROQUELAURE . SCANIGLIA . SEMPREZ . TOULEMONDE .

 

 Vernissage & Anniversaire

 

  VENDREDI 16 juin

 2006 à 18h30

Exposition du 16 juin au 30 juillet 2006

Partenaire : Coste Peinture Beaux Arts

 

Galerie N

21, Rue des Balances 34000 Montpellier
du mercredi au samedi de 15h à 19h

Contact Galerie N :

tel: 04.67.57.76.48 ou 06.11.52.19.23

nathan.laurent@free.fr

Publié par fmamb à 18:58:57 dans Actu | Commentaires (0) |

Décès d'un ami : Bon Sens | 13 juin 2006

Aujourd'hui nous déplorons le décès d'un ami très cher qui se nommait BON SENS et qui a vécu parmi nous de longues années.

Personne ne connaît exactement son âge, car les registres de naissances ont été perdus il y a bien longtemps dans les méandres de la bureaucratie.

On se souvient de lui pour des leçons de vie, comme "La journée appartient à celui qui se lève tôt ", "Il ne faut pas tout attendre des autres" et "Ce qui arrive est peut-être de MA faute".

BON SENS vivait avec des règles simples et pratiques, comme "Ne pas dépenser plus que ce que l'on a", et des principes éducatifs clairs, comme "Ce sont les parents, et non les enfants, qui décident ".

BON SENS a perdu pied quand des parents ont attaqué des professeurs pour avoir fait leur travail en voulant apprendre aux enfants les bonnes manières et le respect. Un enseignant renvoyé, pour avoir réprimandé un élève trop excité, a encore aggravé l'état de santé de BON SENS.

Il s' est encore plus détérioré quand les écoles ont dû demander et obtenir une autorisation parentale pour mettre un pansement sur le petit bobo d'un élève, sans pouvoir informer les parents de dangers bien plus graves encourus par l'enfant.

BON SENS a perdu la volonté de survivre quand des criminels recevaient un meilleur traitement que leurs victimes. Il a encore pris des coups quand cela devint répréhensible de se défendre contre un voleur dans sa propre maison et que le voleur pouvait porter plainte pour agression.

BON SENS a définitivement perdu sa foi quand une femme qui n'avait pas réalisé qu'une tasse de café bouillant était chaude, en a renversé une petite goutte sur sa jambe, et pour cela a perçu une indemnisation colossale.

La mort de BON SENS a été précédée par celle de ses parents : VERITE ET CONFIANCE, de celle de sa femme, DISCRETION, de celle de sa fille, RESPONSABILITE ainsi que de celle de son fils, RAISON.

Il laisse toute la place à ses trois faux-frères: "JE CONNAIS MES DROITS"," C'EST LA FAUTE DE L'AUTRE "et "JE SUIS UNE VICTIME".

Il n' y avait pas foule à son enterrement car il n'y a plus beaucoup de personnes pour se rendre compte qu'il est parti.

Publié par fmamb à 17:00:17 dans Humeur | Commentaires (4) |

TOUS AU CINE! | 13 juin 2006


Les salles de cinéma ont vu leur fréquentation augmenter de 22% durant les cinq premiers mois de l’année, par rapport à la même période en 2005. Le Centre national de la cinématographie annonçait déjà 72 millions de visiteurs pour les 4 premiers mois (contre 60 l’année passée).

Autre motif de satisfaction, la part de marché des films français est estimée à 51,2 % sur les quatre premiers mois de 2006, contre 49,4 % sur les quatre premiers mois de 2005.

Plusieurs succès français peuvent expliquer ces bon chiffres: Les Bronzés 3 de Patrice Leconte, avec plus de 10 millions d’entrées, Camping de Fabien Oteniente, avec près de 5 millions de spectateurs, La doublure de Francis Veber (3 millions), et OSS 117 de Michel Hazavanicius (2 millions).

Reste maintenant à maintenir ces chiffres pendant les mois d’été, généralement plus profitables aux superbes productions hollywoodiennes.

Allez! C'est l'occasion d'aller squatter les grandes salles noires où il fait bien frais! Le cinéma, c'est bon, mangez-en!

Publié par fmamb à 15:24:09 dans Actu | Commentaires (0) |

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