En campant au début et à la fin des histoires filmées d'adultes consentants, le lyrique et intense « I can't my eyes off of you » s'est enfin fait connaître du grand public au cœur sensible. Mais avant « Closer », le chanteur irlandais Damien Rice s'était déjà bien rapproché des âmes à fleur de peau avec un album folk tout en délicatesse, où la mélancolie s'immisce dans chaque corde bouleversante du violoncelle et des guitares, portée par le chant lumineux et inspiré de ce songwriter très prometteur.
Damien Rice est né dans les environs de Dublin au début des années 1970. Passionné de musique, il fait partie du groupe Juniper qui deviendra ensuite Bell X1, mais laisse tout tomber en 1999 pour partir barouder dans toute l'Europe.
De retour à Dublin un an après, Damien a les idées plus claires concernant la musique qu'il souhaiterait composer. Il commence alors à mettre en boîte une démo et l'envoie au célèbre producteur et compositeur de films David Arnold (James Bond, Björk...). Arnold est conquis par ce qu'il entend et décide d'apporter les fonds nécessaire à Damien pour qu'il achète son propre studio mobile d'enregistrement.
En septembre 2001, Damien sort « The Blowers Daughter » en Irlande, un single extrait de son futur album qui n'est pas encore complètement bouclé. Le titre cartonne et se place en tête des charts. « O », le premier opus de Damien Rice, sort un an plus tard en Irlande et Grande Bretagne, et suit la même destinée que le single, remportant un succès phénoménal auprès de la critique comme du public. En 2003, « O » débarque en France et séduit le public hexagonal avec ses chansons délicates et touchantes. Sur quelques uns des titres composant ce disque sublime, Lisa Hannigan accompagne Damien en posant sa jolie voix, tandis que Vyvienne Long apporte les magnifiques couleurs sonores du violoncelle.
Avec une voix habitée qui nous rappelle avec émotion celle du regretté Jeff Buckley, avec ses chansons d'une grâce sans pareil et aux arrangements absolument sublimes (notamment l'extatique « Eskimo » dont la chaleur, les poussées lyriques et l'émotion sont assez proches des mélodies du premier album de Tom Mc Rae (ce qui n'est pas pour nous déplaire !)), le chanteur trentenaire est bien parti pour envoûter son monde pendant encore de nombreuses années au coin du feu (de camp ou de cheminée).
Publié par fmamb à 09:50:35 dans Zik | Commentaires (10) | Permaliens
Les influences d'Aimee Mann se trouvent autant chez Bob Dylan que chez les Beatles. Elle commence à écrire ses premières chansons à seize ans puis fait tour à tour partie de plusieurs groupes, comme The Young Snakes ou par la suite 'Til Tuesday. Et c'est avec 'Til Tuesday qu'elle obtient les premiers succès qui vont véritablement lancer sa carrière.
En 1993, elle entame une carrière solo avec l'album Whatever. En 1999 un Oscar lui est décerné pour la chanson Save Me, qui figure sur la bande originale du film Magnolia.
Avec ses chansons, Aimee Mann s'emploie à nous raconter de petites histoire. La psychologie humaine tenant une place importante pour elle. En témoigne son dernier album The Forgotten Arm qui raconte l'histoire d'un boxeur à la fois vétéran du Viêt Nam et dépendant des drogues ainsi que de sa femme.
Publié par fmamb à 10:34:12 dans Zik | Commentaires (3) | Permaliens
Tatouages pleins les bras et casquette vissée sur la tête, Gary Jules arrive sur la pointe des pieds au coeur de la jungle musicale. Le résultat est aussi beau qu'exceptionnel. On plonge dans son album comme au pays d'Alice et des merveilles dans un univers où le spleen côtoie la féerie. Gary Jules crée un blues typiquement urbain où se mélangent parfums soul et saveurs jazzy sur fond de folk. Si l'héritage noir américain domine (surtout pour la voix), les références à la musique country et au folk ne manquent pas. La voix (entre Cat Stevens et Bob Dylan) est rassurante, semble en apparence sereine, mais cache derrière un univers sombre. Cafardeux, noir, torturé, les histoires sont racontées ici avec des mots forts qui vont droit aux tripes et au coeur. Les chansons parlent d'amour bien sûr, l'amour décliné sous toutes ses formes, avec ces histoires ratées, ces histoires d'hommes blessés, de profonde solitude aussi. Ce titre "Mad World" tourne en boucle dans ma platine du matin au soir : c'est juste piano-voix, simple, mais émotionnellement très fort. De bout en bout, le son reste pur, roots, authentique, loin, très loin des grosses machines de guerre FM. Plus que beau : magnifique !
Publié par fmamb à 14:02:45 dans Zik | Commentaires (10) | Permaliens
Publié par fmamb à 13:20:01 dans Zik | Commentaires (7) | Permaliens
Publié par fmamb à 15:05:32 dans Zik | Commentaires (2) | Permaliens
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