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DEADWOOD - Serie


Synopsis :
1876.Dans les montagnes  noires du Dakota du Sud, proches du territoire indien, deux semaines après le "Custer's last stand" -la cuisante défaite du général Custer sur le chef indien Little Big Horn- nous voici à la naissance d'une ville minière, en pleine conquête de l'ouest américain, où règne la dure loi du colt entre les pionniers en tout genre, bons et mauvais.





Le contexte hystérique

A une époque où le pillage et l'avidité font rage, la plus grande ruée vers l'or de l'Histoire américaine attire toute la lie du pays en un endroit sans foi ni loi où tout à un prix, y compris la vie humaine. Des personnages différents s'y côtoient, allant d'un ex-shérif au propriétaire d'un saloon aux dents longues, en passant par des personnages légendaires comme Wild Bill Hickok et Calamity Jane. Tous partagent le même état d'esprit : être sur ses gardes et survivre par tous les moyens. Alors bienvenue à Deadwood...un enfer sur Terre où faire fortune.





Le bois mort

Deadwood est la série qui bouscule et bouleverse 50 ans de western et de code inhérent au genre. Ici, nous sommes dans le western motherfucker (fuck est sans doute le mot el plus prononcé à Deadwood). Ici pas d'Angélisme , ni d'héroïsme mal placé, on voit les personnages pisser, baffrer , baiser, des prostitués de préférence et on voit la nature humaine sous son plus mauvais jour : celui de l'avidité, du stupre et de la cupidité mortelle.. surtout pour les autres. Deadwood se situe en territoire indien, son existence est illégale et inexistante, elle au-dessus des lois pour ne pas dire en dessous. De plus cette ville connaît un enrichissement sans précédent du à de nombreux filons d'or à proximité.





Une série réussie

La grande réussite de cette série est due à la qualité de ses décors : une ville a été reconstruite, à la teneur hautement cynique des scénarios et à la qualité des acteurs, trogne et second couteau du cinéma américain : Jeffrey Jones dans le rôle du propriétaire du journal de la ville, John Hawkes joue Sol star un juif qui veut juste faire fortune, Brad Dourif excelle dans le rôle du médecin intègre du village, William Sanderson lui campe un propriétaire d'hôtel lâche et veule, et deux pointures qu'on ne présente plus Power Boothes dans un vrai rôle de méchant et Keith Carradine. Dans celui de Wild Bill Hickok. Car on y croise des légendes du Far West à Deadwood, Hickok suivi fidèlement par Calamity Jane.





La lutte du bien contre le mal

Mais là où le scénario vire à la petite merveille c'est lorsqu'il nous donne en pâture un véritable méchant de cinéma avec Al Swearengen le patron du bar de la ville magnifiquement joué par Ian McShane. Tour à tour charmeur, beau parleur, Swearengen peut se monter tordu , violent et meurtrier . Tout le monde s'en méfie à Deadwood et avec raison. Ce petit monde bien pourri est contre balancé par la présence de Seth Bullock, un ancien shériff qui veut juste s'enrichir en faisant du commerce de quincaillerie, superbement interprété par Timothy Olyphant impressionnant dans sa droiture morale. Deadwood est une série HBO et on retrouve ce gout du détail, cette qualité d'interprétations et de reproduction d'un univers donné, propre à la chaine.

Un dernier mot

Vous l'avez deviné au nombre de superlatifs présents dans cette critique, je suis tombé dans Deadwood. Attention , chef d'œuvre. Ne passez pas à côté.




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